NB TOUR — MAJUNGAEN

MAJUNGA · MADAGASCAR

Onze lieux à découvrir à Nosy Be

Un voyage visuel à travers onze paysages de Nosy Be, de Hell-Ville aux îles du canal. Explorez la ville créole, la forêt de Lokobe, les plages de l’ouest et le banc de sable d’Iranja au fil du défilement.

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L’île aux parfums — illustration du paysage

L’île aux parfums

À huit kilomètres de la Grande Terre, Nosy Be — « la grande île », en malgache — dresse un volcan éteint au milieu du canal du Mozambique. Sa baie méridionale abrite Hell-Ville, son chef-lieu créole, et ses pentes portent la plus vaste ylang-ylangeraie du monde. Le mont Lokobe, couvert de forêt primaire, culmine à 450 mètres au-dessus des pirogues. C’est de cette odeur de fleurs cueillies à l’aube, distillée depuis les années 1910, que l’île tire son surnom : Nosy Manitra, l’île parfumée.

La meilleure saison va de mai à novembre, au cœur de la saison sèche ; les baleines à bosse croisent de juillet à novembre.

Accès
Vue du ciel, au-dessus de la baie de Hell-Ville
À prévoir
Contemplation
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Le vieux Hell-Ville — illustration du paysage

Le vieux Hell-Ville

Hell-Ville tient sur un éperon de latérite qui domine la mer. Deux niveaux, un balcon, une rangée de persiennes : la maison créole répète le même dessin depuis 1841, quand la marine française cherchait un port face à l’île Maurice. Le long de la rue Galliéni, l’ancien Cours de Hell aligne ses façades ; l’église Saints-Pierre-et-Paul ferme la perspective de son clocher. Sur le terre-plein du Camp-Vert, quatre canons de marine pointent encore vers le large. Les habitants continuent de l’appeler Hell-Ville ; l’État écrit Andoany.

La ville doit son nom à l’amiral de Hell, gouverneur de La Réunion de 1838 à 1841.

Accès
Du marché au port, par la rue Galliéni
À prévoir
Une heure et demie à pied
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Le marché de Hell-Ville — illustration du paysage

Le marché de Hell-Ville

Le marché occupe une estrade de béton au pied de la colline. Sous la grande halle, deux rangées de comptoirs se font face : le poisson ruisselle sur la glace, les légumes s’empilent près des piments et du riz. On y vend la vanille de la Sava, l’huile essentielle d’ylang-ylang et le rhum arrangé de l’île. À soixante-dix mètres, le minaret carré de la mosquée rappelle que Comoriens et Indiens ont fait de Hell-Ville un carrefour de l’océan Indien. C’est d’ici que partent, chaque matin, les taxis-brousse pour toute l’île.

Venez tôt : à l’ouverture, les arrivages du port et la lumière sont les plus beaux.

Accès
Rue Reine-Binao, au pied de la rue Galliéni
À prévoir
Une heure
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Le port d’Hell-Ville — illustration du paysage

Le port d’Hell-Ville

Une entaille franche dans la côte : deux cents mètres de quai entre la barrière et le môle du phare. Dès cinq heures et demie, les vedettes d’Ankify débarquent leurs passagers, puis repartent quand elles sont pleines. Le long du quai, les pirogues à balancier déchargent le poisson, les boutres de commerce attendent la marée. Le petit phare blanc veille à la pointe est. C’est ici que se lit le vocabulaire des pirogues sakalava, hérité des marins comoriens : taroma, drama, voile arabe.

Les bateaux partent lorsqu’ils sont pleins ; la traversée est plus calme le matin.

Accès
Boulevard de l’Indépendance, côté est
À prévoir
Une heure au petit matin
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Mont Passot — illustration du paysage

Mont Passot

À 329 mètres, la terrasse panoramique du Mont Passot domine les collines de Nosy Be et le canal du Mozambique. Huit petits lacs de cratère, considérés comme sacrés, entourent cet ancien volcan. Au couchant, les rives boisées se découpent entre les reflets des lacs et la mer. Des circuits à pied parcourent les plantations et les villages autour du belvédère ; renseignez-vous sur les usages locaux avant de vous approcher des lacs.

Montez vers seize heures trente : la lumière rasante révèle les lacs l’un après l’autre.

Accès
Piste depuis Dzamandzar, 20 km de Hell-Ville
À prévoir
Une fin d’après-midi
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Réserve de Lokobe — illustration du paysage

Réserve de Lokobe

De l’autre côté de la baie, la route s’arrête et la pirogue prend le relais. On rame à travers la mangrove jusqu’à Ampasipohy, puis plus rien que de la forêt : sept cent quarante hectares, la dernière forêt primaire de Nosy Be. Les lémuriens noirs — Eulemur macaco — s’y déplacent en bandes menées par les femelles, sans craindre les visiteurs. Plus discrets, le lépilémur à queue-griffe et le boa de Madagascar glissent dans les feuilles ; sur les branches, le caméléon panthère de Nosy Be reste immobile une heure durant. Un guide, toujours : ici, on ne suit pas un sentier, on écoute quelqu’un qui sait.

La réserve se visite avec un guide local ; la pirogue part d’Ambatozavavy, au fond de la baie.

Accès
Pirogue depuis Ambatozavavy, ou piste vers Ampasipohy
À prévoir
Une demi-journée
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La Cascade Sacrée — illustration du paysage

La Cascade Sacrée

Un court sentier descend sous la forêt jusqu’au bassin. Un mince filet d’eau passe sur la lèvre rocheuse, puis tombe le long d’une paroi couverte de mousses, de racines et de fougères. Les rochers forment un creux autour de l’eau sombre ; la végétation resserre la vue et laisse entrer une lumière douce. La cascade est un lieu sacré : les offrandes et les usages locaux font partie du lieu. On demande les consignes sur place avant de s’approcher.

Ne touchez pas aux offrandes déposées au pied de l’arbre ; la piste est glissante en saison des pluies.

Accès
Piste à 4×4, avant le carrefour d’Ambatoloaka
À prévoir
Une heure trente depuis Ambatoloaka
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Andilana — illustration du paysage

Andilana

La route de l’ouest se cabre, longe les plantations d’ylang-ylang, puis s’aplatit au bout du monde. Andilana occupe le cap nord-ouest : deux kilomètres d’un sable corallien si blanc que le soleil de seize heures le rend presque cruel. À l’ouest, la baie s’ouvre sur le couchant ; à l’est, le même sable ne regarde plus rien et le silence est total. Entre les deux, d’énormes pirogues de pêche tirent sur le sable et repartent au large. Le dimanche, toute l’île s’y donne rendez-vous avec des glacières et de la musique. C’est là que se vide Nosy Be, quand on ne veut plus rien.

La plage reste une côte de travail : laissez libres les couloirs de halage des pirogues.

Accès
Route de l’ouest, 50 min de Hell-Ville
À prévoir
Une demi-journée
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Ambatoloaka — illustration du paysage

Ambatoloaka

Ce n’est pas un port. C’est une plage qui fait semblant, où les bateaux se rangent sur le sable et où l’on achète son excursion au pied d’un mât. Ambatoloaka : le nom veut dire « là où il y a une pierre trouée » — un village de pêcheurs devenu, en trente ans, le quai de départ de tout l’archipel. Komba, Tanikely, Iranja : tout se décide ici, à l’aube. À seize heures, la baie prend une couleur de cuivre et les pirogues rentrent en file ; à côté, Madirokely passe du parasol à la piste de danse dès le vendredi soir.

Réservez votre excursion la veille sur la plage ; les clubs de plongée embarquent au lever du jour.

Accès
Quinze minutes en taxi de Hell-Ville
À prévoir
Une soirée
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Nosy Komba — illustration du paysage

Nosy Komba

Vingt minutes de vedette depuis Hell-Ville, et la mer change de couleur. Nosy Komba est un morceau de volcan presque parfaitement rond, que les anciens appelaient Ambariovato — l’île ceinte de rochers — parce que ses écueils brisent la houle. Au nord, le village d’Ampangorina étale ses broderies sur des fils, entre les ateliers de sculpture et les pirogues. Les lémuriens noirs y vivent libres, menés par les femelles, assez confiants pour venir sentir les mains. Le pic d’Antaninaomby monte à 622 mètres, au-dessus d’un dernier lambeau de forêt primaire. Chaque juillet, la Maki Run y gravit la montagne.

Ne nourrissez pas les lémuriens : le pain leur fait du mal. Les broderies vendues ici sont faites main.

Accès
Vedette depuis le port d’Hell-Ville, 20 min
À prévoir
Une journée
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Nosy Iranja — illustration du paysage

Nosy Iranja

Deux îles, pas une. Nosy Iranja Be au nord — deux cents hectares, un village de pêcheurs sous les filaos ; Iranja Kely au sud — treize hectares seulement. Entre les deux, deux kilomètres de sable d’une pureté absurde, larges de cent mètres à peine, qui n’existent qu’à marée basse. Il faut les traverser à pied, vite, parce que la mer revient. Puis le lagon : turquoise sur le sable, céladon plus au large. C’est la plage de ponte de la tortue imbriquée. Et au bout de la grande île, planté sur un promontoire de granite, un phare de fonte de 1909, haut de dix-sept mètres, la lampe à soixante-quinze.

Le banc n’existe qu’à marée basse : l’heure du retour se décide avant de partir.

Accès
Départ d’Ambatoloaka ou de Nosy Sakatia
À prévoir
Une journée, une heure de bateau
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